Warning: session_start(): Cannot send session cookie - headers already sent by (output started at /var/www/vhosts/sexenbretagne.com/httpdocs/poilspubiens.php:2) in /var/www/vhosts/sexenbretagne.com/httpdocs/accesbd.php on line 2

Warning: session_start(): Cannot send session cache limiter - headers already sent (output started at /var/www/vhosts/sexenbretagne.com/httpdocs/poilspubiens.php:2) in /var/www/vhosts/sexenbretagne.com/httpdocs/accesbd.php on line 2
SexenBretagne.com, rencontre, sexe, exhib, photos, club libertin en Bretagne et Ouest
Sexenbretagne, site des coquins de l'ouest, rencontre, exhibition, photo, annonce, chat, forum, gang-bang, tous les plaisirs du sexe ou presque...
      www.sexenbretagne.com
 
Rencontrer
Accueil
Annonces coquines
Adresses Sympas
Vos soirées
Gang-Bangs
Soirées SXBNEW
 
Découvrir
Le chat coquin & cam
Erotic'Art
Les interviews SXB NEW
La presse en parle
La belle époque
Kama-Sutra
 
Voir...
Galeries coquines
Galeries Videos NEW
Télécharger vidéosNEW
La boutique
Les liens
 
Informer
Les articles de SXB
La news letter de SXB
Protection des mineurs
Attention Virus
Conseils & jeux
   
  Contact...
SXB en démarrage ? cliquez ici
Le Numero 9 est en ligne !




> Les articles de SXB :

[     Les Poils Pubiens      ]

      Les poils pubiens provoquent actuellement un véritable désastre dans les relations publiques. Ça fut déjà assez problématique quand on découvrit une mèche errante sur la cannette de Coca de Clarence Thomas.
Maintenant les filles de "The View", une émission de commérages matinaux sur ABC, parlent de leur "George W" pour désigner leur entrejambe. Et la toison est elle-même en voie d'appartenir au passé, étant donné le nombre croissant de femmes qui choisissent de se raser presque totalement. Il y a à peu près une décennie, les étranges petits échantillons de moquette rectangulaires, les "Charlie Chaplins" ou "pistes d'atterrissage" (juste au-dessus du clitoris) sont devenus à la mode, d'abord parmi les vedettes de porno. Bien que quelques uns des magazines de charme lesbiens montrent un petit peu plus de variation, la tendance est aussi au minimum dans ce milieu. Et les danseuses "érotiques" disent que le rasage est de rigueur dans leur profession, où la mode en matière de "coiffures " suit souvent celle de l'industrie pornographique.
      Mais de nos jours, cette esthétique de la tonte sévit non seulement dans le milieu retouché et sur-gonflé du fantasme commercialisé, mais également dans le monde réel. Cindy Barshop, propriétaire de Completely Bare ("Complètement nue"), un salon d'épilation sur Madison Avenue à New York, dit de nos chers petits toits de chaume qu' "ils sont de plus en plus petits". Alors que l'épilation du maillot se fait depuis longtemps, l'épilation brésilienne - où tous les poils du sexe sont enlevés à part une petite surface rectangulaire ou triangulaire, qui est taillée avec précision comme un jardin à la française -- est maintenant devenue très à la mode parmi les clientes de Barshop.
      "Complètement nue", le style éponyme du salon (un nom pas tout à fait exact vu qu'on laisse quand même un petit motif rond juste sur le mont de Vénus), est de plus en plus réclamé. Certaines des amatrices du rasage que j'ai interviewées vont encore plus loin en rasant le tout ; deux d'entre elles ont même rasé de si près qu'elles se sont coupé leur clitoris : "J'ai cru que je ne pourrais plus jamais avoir d'orgasme, ou même aller aux toilettes", dit l'une. Jamais plus d'orgasme? Mais quelles forces peuvent bien pousser des gens a priori raisonnables à prendre de tels risques avec leur petit bijou précieux?
      La civilisation humaine a toujours exprimé une profonde ambivalence envers les poils. Alors que l'épilation est un phénomène relativement nouveau dans la plus grande partie du monde Occidental, les femmes turques, iraniennes et italiennes s'épilent depuis des siècles, de même que les femmes dans certaine parties de l'Inde et de l'Afrique. Selon Femina Libido Sexualis, un texte médical de 1965 riche en information anthropologique (pas nécessairement fiable) sur les caractéristiques sexuelles féminines, l'abondance de poils pubiens a été considérée, dans certaines régions de la Sibérie, comme une "excroissance monstrueuse" pouvant être attribuée à de mauvais esprits, et constituant un motif suffisant pour qu'un mari divorce de sa femme.
      En revanche, les Arus de l'Indonésie de l'Est portent des amulettes contenant des poils pubiens féminins pour éloigner les mauvais esprits. Au Japon, l'absence de poils chez une femme pourrait justifier l'annulation d'un mariage. Dans la culture occidentale, les poils sont généralement mieux acceptés aux époques et dans les régions où les gens sont plus à l'aise avec le sexe et la sensualité.
      On trouve hommage sur hommage à la touffe dans la peinture, la photographie et la pornographie française. Peintre et amoureux de Tahiti, Paul Gaugin conservait des poils de toutes ses maîtresses, et les Romantiques semblent avoir eu des tendances similaires. Caroline Lamb, femme du Premier Ministre Anglais Lord Melbourne, aurait envoyé quelques mèches de sa toison à son amant, Lord Byron. Bien évidemment, le sujet consumait les Victoriens d'une angoisse qui rivalise avec notre hystérie actuelle. La plupart de leurs nus cachent l'aine, et ceux qui montrent des femmes dans des positions explicites on tendance à omettre les poils. Ne peindre que des nymphes et des déesses est une manière très pratique d'esquiver le problème : après tout, qui sait vraiment ce qu'elles ont entre les jambes.
      De tels portraits ont dû faire leur effet : on dit que le critique d'art John Ruskin n'a jamais consommé son mariage tant il fut consterné par la fourrure qui se trouvait entre les jambes de sa femme. Sigmund Freud croyait que les femmes étaient excessivement - quoiqu'inconsciemment - préoccupées par leurs poils pubiens, et suggérait que leurs réussites dans l'art du tissage puissent éventuellement être attribuées au désir insatisfait de tisser les poils de leur sexe pour cacher une absence honteuse. (Quand j'ai exposé cette théorie à ma petite amie, elle s'est mise, par caprice, à tresser les miens. Bien évidemment, cela m'a remonté le moral, et ma revendication phallique sous-consciente a diminué immédiatement.)
Freud affirmait également que, "sans l'ombre d'un doute", les femmes portaient des fourrures parce que cela leur rappelait les poils pubiens.
      Quelques décennies plus tard, dans les années 50, Playboy évoquait par jeu ce qu'il n'osait pas montrer à l'aide de boas en plumes qui disparaissaient entre les jambes du mannequin. Marilyn Monroe, qui figure sur la couverture du premier numéro du magazine en décembre 1953, est présentée avec jubilation comme "entièrement blonde". Playboy ne montra pas d'entrejambe jusqu'aux années 70, et à cette époque la touffe intégrale, dans tout son charme chaotique, était très à la mode.
      En 1972, une "Miss Octobre" n'ayant jamais vu l'ombre d'un ciseau est allongée sur un lit de feuilles, tandis que "Miss Mai", également poilue, se détend sur un tapis en peau d'ours et parle de déménager au Colorado pour "revenir à la nature".
      Dans les Playboys des années 80, les poils sont taillés, mais en général on respecte leur implantation naturelle. C'est à partir du début des années 90 que les poils du bas commencent à disparaître mystérieusement. Vu l'histoire complexe mais souvent érotique des poils, comment expliquer l'obsession des Américains pour les pubis rasés à l'approche du troisième millénaire ? Kelly Anderson, partisane acharnée de l'épilation et ancienne danseuse érotique, prétend que cela permet aux amants de mieux naviguer sur un terrain autrement déconcertant. "Il y en a", observe-t-elle, "qui ne savent pas trop ce qui se passe, là, en bas.
Je crois que les poils ne font qu'aggraver le problème. Sans poils, tout est visible". L'entrejambe est en passe de devenir le nouveau décolleté. Avec l'avènement de la forme physique comme impératif moral (surtout pour les femmes), ceux qui travaillent leur corps veulent le montrer davantage. Les bikinis sont de plus en plus étriqués, et le cul est un élément essentiel de la publicité, de l'art et du cinéma contemporains.
      Puisque la nudité de la femme (et à présent la nudité frontale de la femme) est un atout commercial garanti, elle est l'objet d'un renforcement positif constant. Dans Survival of the prettiest (La Loi des plus belles), récemment publié, Nancy Etcoff remarque qu'historiquement, chaque exposition publique d'une nouvelle partie du corps féminin a entraîné l'épilation. C'est une pratique, explique-t-elle grâce à la psychologie évolutionniste, qui accentue les différences entre le corps masculin et le corps féminin et qui rend donc la femme plus attirante pour l'homme. Pam Winter, rédactrice de Hair to Stay, un magazine pour les femmes hirsutes, affirme que le sexisme est responsable de ces changements. "Un homme qui aime une femme qui se rase entièrement est un pédophile" dit-elle. "Il aime le genre petite fille.
      Les vraies femmes ont des poils ". (Winter se décrit comme "une des femmes les plus poilues du monde, avec des poils sur chaque centimètre de mon corps, de la tête aux pieds"). Le fait est que notre culture est obsédée par les jeunes filles et profondément divisée en ce qui concerne les femmes mûres ; il suffit de regarder les précurseurs de cette manie de l'épilation -- des mannequins plates et maigres qui ont l'air d'avoir douze ans. Un ami hétéro m'a avoué que convaincre une partenaire de se raser, c'est une manière inoffensive de laisser courir ses fantasmes sur les adolescentes. Mais l'épilation des poils pubiens n'est pas, de nos jours, une obsession uniquement féminine.
      Les poils masculins, historiquement un insaisissable mystère, à l'instar du reste du bazar, causent depuis peu autant l'angoisse et de dégoût que ceux de la femme. Barshop a ouvert son salon à Manhattan il y a un an et demi, imaginant que tous ses clients seraient des femmes. Au contraire, 40 pour cent sont des hommes. Et à peu près 15 pour cent de ceux-ci veulent faire épiler leurs poils pubiens. La plupart des clients masculins de Barshop se font faire le maillot ; d'autres veulent enlever encore plus, mais Barshop se refuse à faire les testicules. "Trop risqué" dit-elle. L'épilation, comme la musculation, est adoptée par un nombre croissant d'hétéros. (Un propriétaire de salon affirme que les hétéros "se fâchent si on suggère que c'est un truc d'homosexuel -- ils sont très susceptibles à ce sujet".) Barshop maintient que la gym a eu une grande influence sur l'épilation ; les hommes voient davantage les corps des autres hommes et, tout comme les femmes dans leurs bikinis toujours plus petits, ils se sentent à découvert.
      Plus d'un parmi ceux que j'ai interviewés pour cet article m'a confié que l'épilation faisait paraître leur pénis plus grand. Pourtant, certaines des raisons qui expliquent cette frénésie épilatoire sont communes aux deux sexes. Ceux qui épilent expliquent que cela permet de mettre en valeur les piercings génitaux, d'augmenter la sensibilité physique ou tout simplement d'égayer un peu leur sexualité. Mon ami Michel m'a dit qu'il y a quelques années, sa copine et lui se rasaient l'un l'autre. "J'avais un vieux blaireau en poils de chameau" se souvient-il. "Elle aimait ça plus que tout -- genre, 'Tu n'as qu'à me le laisser en partant!'"
      Dans le classique de Nancy Friday, Forbidden Flowers (Fleurs Interdites), publié en 1975, une femme mariée s'imagine en train de raser l'entrejambe de sa meilleure amie. Il y a même un livre de pornographie indienne du seizième siècle, intitulé Chrystios, qui, dans une érotisation créative de l'impérialisme, présente une indienne rasant une blanche avec un couteau. Dans la gravure suivante, notre barbière vérifie la qualité du rasage de sa cliente avec sa langue! Mais la plupart des épilés contemporains avec qui j'ai discuté semblaient peu intéressés par l'idée du rasage comme jeu sexuel. "Non, non, non"! proteste Kelly Anderson. "Ouh la! Je ne pense pas que ça me plairait tellement. Je ne crois pas que le processus de rasage soit une expérience que j'ai besoin de partager avec mon amant".
      Alors que le rasage devient une étape obligatoire de la toilette de chacun, comme se couper les ongles de pied, il court le risque de perdre sa charge érotique. Peut-être que l'épilation fait partie d'une hystérie plus générale concernant l'hygiène. Les magazines pour homme d'aujourd'hui sont obsédés par la propreté -- leurs rubriques "conseils" sont truffées de questions sur la meilleure manière d'éliminer des odeurs corporelles nocives et de se défendre contre un monde extérieur infesté de microbes, et leur contenu est parsemé de pubs pour des produits comme les ciseaux pour les poils de nez. Le savon anti-bactérien est quasiment devenu une mode dans les salles de bains privées comme dans les toilettes publiques. À l'instar de l'obsession hygiénique victorienne, la nôtre est ancrée dans une paranoïa collective en ce qui concerne la maladie. Et puisque le sida, la maladie que nous craignons la plus, est de nature sexuelle, beaucoup de nos soucis pour l'hygiène se concentrent sur les organes génitaux. "J'ai toujours assimilé les poils avec la crasse et le sébum.
      Il y a moins d'endroits où les microbes et les odeurs peuvent se cacher quand il n'y a plus de poils", dit Anderson. Pourtant, ce n'est pas logique, comme admettent beaucoup d'épilés lorsqu'on les pousse dans leurs retranchements, puisque les poils sont rarement responsables de la transmission de MST. D'ailleurs, si les poils ont une quelconque utilité biologique discernable, c'est de maintenir la propreté des organes génitaux. En général, l'hygiène dont parle la plupart des gens est plus symbolique que réelle. Et, comme les Victoriens, beaucoup d'Américains sont terrifiés par tout ce qui ressemble à la nature, ou plus exactement, à la nature incontrôlée et indomptée.
      Miss Octobre 1972, allongée, accueillante sur son lit de feuilles, est si anachronique qu'elle pourrait aussi bien porter un corset. Mais la peur des corps au naturel est également le fait de la culture de consommation. Les seins en silicone, les cosmétiques, de plus en plus élaborés, le maquillage, le parfum et les crèmes anti-cellulite transforment constamment notre conception de ce qui est sexy pour le regard, l'odorat, et le toucher. Dans The Beauty Myth (Le Mythe de la beauté), publié en 1990, Naomi Wolf remarque que l'obsession de la perfection physique féminine devenait de plus en plus envahissante parce que des industries puissantes (régime, cosmétique, etc.) profitaient de -- et donc renforçaient -- nos angoisses culturelles.
Depuis la publication de ce livre, les produits de toilette, d'hygiène et de beauté destinés aux hommes sont devenus le fondement d'une industrie en pleine croissance ; une industrie dont la publicité soutient plusieurs nouveaux magazines pour hommes, comme Cosmopolitain, dont la grande majorité sont obsédés par le corps et ses imperfections.
      Enfin, il est possible que l'exposition régulière de nos corps aux yeux du public fasse de l'épilation une des seules formes d'exhibitionnisme qui nous reste, la dernière occasion de révéler quelque chose d'inattendu. Certains des anatomistes du passé, postulant que le monde naturel s'organisait selon un système de valeurs homologue au leur, pensaient que les femmes faisaient pousser leurs poils par pudeur. Pris littéralement, bien sûr, c'est absurde. Mais envisagée en termes d'épilation, cette pensée devient tout à fait pertinente. Ceux qui se rasent sont les exhibitionnistes du monde moderne, fiers du corps qui se cache sous leurs poils. Helen, ma colocataire poilue, s'élève contre tout cela :"Si tu enlèves les poils, il ne reste plus beaucoup de mystère" ! Moi aussi, je suis de cet avis. La sexualité dépend énormément du mystère.
      Comme les sous-vêtements, les poils aguichent, soit en couvrant soit en encadrant ce qu'on a vraiment envie de voir, de sentir ou de goûter. Il n'y a rien de tel que de se frayer un chemin dans la jungle afin d'atteindre ce but ultime, que celui-ci soit caché sous ou posé sur les boucles de l'être désiré. Le poète e.e. cummings semble être d'accord avec moi quand il écrit, "i like, slowly stroking the, shocking fuzz / of your electric fur..." ("j'aime, caresser doucement le, duvet choquant / de ta fourrure électrique...").
      Ils ne ressemblent à aucuns poils, aucuns cheveux qui poussent sur nos corps. Ils sont négligés et sauvages, comme la sexualité elle-même. Plus profondément peut-être, ils évoquent notre fascination enfantine pour le corps adulte et adolescent. Regarder nos propres poils aujourd'hui nous rappelle que nous sommes vraiment de grandes personnes, ce qui veut dire que (de temps en temps au moins) nous pouvons faire l'amour. Ce n'est pas étonnant alors que les poils soient si tentants -- et si effrayants à la fois.

Liza Feathers traduit par : [ Fabrice ]     

2003 ©www.sexenbretagne.com

Le site sexenbretagne.com est enregistré auprés de la CNIL sous le N° de Récépissé 1168633